samedi 20 juin 2009

épilogue

Mes idées viennent à maturation. Comment agir?

Les idées développées dans ce blog concernent chaque être humain curieux de réfléchir. Vaste programme!

Ce blog m'aura beaucoup aidé. Je remercie les 20 lecteurs réguliers. J'espère que les autres ne m'en aurons pas voulu pour avoir gardé la pudeur de mes péripéties.

Ces idées deviendront bientôt une parole et un acte. Vous serez tenu au courant.

"Ce qui m'inquiète, ce n'est pas l'opression des méchants mais l'indifférence des bons."
Martin L. King

A suivre...

mardi 19 mai 2009

C'est dur la vie!

Combien de temps avant la prochaine phase de chaos?

Souvenez-vous de ceci le jour où vous devrez expliquer à vos gosses pourquoi ils n'ont pas d'eau potable, pas d'électricité, pas de quoi manger tous les jours! Dîtes-leur qu'ils vivent la même situation qu'au Darfour!

Souvenez-vous que vos parents n'ont pas connus la guerre, n'ont pas été confronté à la misère, aux aléas de dame nature. Racontez aux enfants qu'on mettait le chauffage à fond l'hiver, et la clim' à fond l'été!

Dîtes-leur qu'on a laissé crevé tous ceux qui n'étaient pas assez compétitif aux vues du FMI, de l'OMC, de ceux qui ont les moyens de faire vivre ces institutions (nous).

Dîtes-leur de ne pas oublier les victimes de la Shoah, quand on oublie les tibétains, les ouigours, les indiens, les pandas.

Dîtes-leur qu'on savait quand un mec crevait dans la ville mais qu'on ignorait le nombre de mort au Sri Lanka.

Dîtes-leur que l'ONU dirigeait un programme qu'elle ne subventionnait pas dans le programme pétrole contre nourriture.

Dîtes-leur qu'on pouvait faire des études supérieurs sans savoir écrire correctement, sans avoir lu de livre, sans respecter son environnement.

Dîtes-leur que la vie était beaucoup plus facile mais qu'on en avait rien à péter!

Souvenez-vous qu'un type y a pensé mais que ça avait moins d'importance que n'importe quel autre blog plus intime, plus personnel... Et souvenez-vous de ce que vous n'aurez pas à raconter à vos gosses! Ils pourraient vous en vouloir d'avoir laisser crever trop d'êtres humains et d'avoir tuer leur avenir car "nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants"!

Putain c'est dur la vie! non? Ha bah non...

mercredi 1 avril 2009

De l'autre côté du miroir

Quel message y a-t-il à comprendre? Darwin avait-il prévu l'évolution de sa propre espèce? Marx, Keynes, et même Hitler avaient-ils prévus ce XXIème siècle? L'espèce humaine pousse à bout son environnement et ses confrères sans même se soucier d'une quelconque séléction qui n'a plus de naturel que la mort, le capitalisme vit toujours et encore, on redécouvre ce qui a fait le succès d'institutions après la Seconde Guerre mondiale, et enfin, le plus grand dictateur du siècle dernier voit son rêve s'accomplir :

Des fermes de travailleurs de part le (Tiers)monde, une société avilie par la prééminence de son territoire (économique), et un pouvoir politique basé sur une propagande efficace (consommation, notions floues de "pouvoir" d'achat, de développement durable "de la misère", de lutte contre ???).

Alors? On reste chacun responsable de ce système, de ce monde que l'on va offrir aux autres derrière nous, nos enfants. Ceux-là même qui comptent bien plus qu'un Oublié du système. Non pas qu'ils soient en dehors du système mais au contraire que vous et moi avons un extrême besoin d'eux et qu'on s'en souci aussi peu que les rouages d'une montre. (Les deux aiguilles m'indiquent comme même l'heure non?) Eux qui recyclent nos déchets toxiques, qui meurent... Quelle importance?

Vous avez vu Matrix 3? A la fin, le méchant demande au gentil pourquoi il veut sauver le monde, et se battre et s'en prendre plein la tête pour plein de gens qu'il connait pas et le gentil répond "parce que je l'ai choisi!". Ainsi on se dit :"Mais oui, peut importe le reste si je l'ai choisi et que c'est pour le bien des autres". C'est ainsi que l'on se regarde dans le miroir et qu'on juge de ce l'on fait.

Mais à quoi cela sert-il aux autres? Finalement, comment juger son choix, son action autrement qu'en regardant le reflet de son âme dans la glace? Observer la causalité! Voir ni pourquoi, ni comment mais ce qui se produit après son choix. Neo savait qu'il allait sauver le monde. Savez-vous qui recyclera votre ordinateur? Que fera l'homme ou la femme pour qui vous avez voté? Qui gagnera de l'argent quand vous regarderez un programme télé? Quel impact aurez-vous sur un seul Oublié? C'est cela je pense, regarder de l'autre côté du miroir? Aller au-delà de son choix, plus loin que ce que l'on pense et se demander alors pour "quoi faire"?

Pour vous? vos enfants? les oubliés? Je reste assez content de mon chef-d'oeuvre étalé sur ce blog, mais qui le lit? A quoi sert-il? Qui passe de l'autre côté du miroir?

samedi 6 décembre 2008

La pire crise depuis la dernière...

Nous sommes de biens tristes citoyens. La crise est partout. On en parle sans cesse, le monde cours à sa fin. Mais la crise, bien curieux que nous sommes, c'est quoi?

Parce que avant, quand les petits maliens mouraient de faim ou que la RDC fêtait son 5 000 000ème mort, la crise existait pas! Aux infos, on ne parle pas des émeutes de la faim, des Oubliés qui meurent vite et mieux (épidémie de choléra, sida, et que sais-je encore), mais des 100 ouvriers de l'usine de Nouilles-en-Brie qui sont au chômage technique.

L'économie est mondialisé et les problèmes sont localisés. Eh bien, l'ouvrier qui se retrouve à la rue, c'est pas grave! Qu'est-ce que ça lui fait au petit malien de savoir que Roger va être à la rue par moins vingt degrés. Qu'il déménage au Mali, il fait toujours bon et chaud et les activités de plein air tel que "cours plus vite qu'un Hutu avec une machette" permet de garder la ligne.

Les crises précèdent les phases de destruction et de renouvellement. La crise est bien longue pour les Oubliés. Ils restent à l'abri de toutes pertes étant donné que rien ne leur est laissé. La "crise" n'est pas plus mondialisé qu'auparavant. Elle est perçue par plus de monde tout simplement et reste dûe à la décision d'une infime partie de la population mondiale, validée par une autre infime partie : nous, les citoyens.

Ce qui s'exporte le mieux au final, c'est bien la misère. On perd du pouvoir d'achat? C'est une notion aussi abstraite que la calorie. Demandez à n'importe quel passant ce qu'est une calorie et vous verrez. Le pouvoir d'achat c'est pareil! Bientôt le pouvoir de pas crever de froid ou de faim, le pouvoir de vivre avec plus de deux dollars par jours... Et le pouvoir d'aider les autres, les Oubliés? Et si la crise était là depuis si longtemps, qu'on imaginait que ça pouvait pas être pire? Sauf que maintenant on risque aussi de se battre pour boire de l'eau potable et pour manger.

Vous pensez que le malien ou le prisonnier tibétain pensera à nous?

lundi 6 octobre 2008

Les Oubliés

Et si vous pouviez changer le monde, le feriez-vous? Comment? Fédérez-vous! Les deux personnages historiques en sous-titre ont su utiliser la masse. Ces mêmes préceptes qu'utilisent les petits de ce monde pour se rassembler au noms de grands. La secousse financière mondiale m'oblige à sortir d'une torpeur farouchement neutre au profit des Oubliés.

L'Oublié est actuellement torturé dans une prison du sud-est asiatique ou près de la frontière mexicaine. L'Oublié a le même avantage que les autres êtres humains, il représente une partie de cette humanité au profit de sa seule personne. L'Oublié est ignoré par tous les humains. Il est lui-même soucieux de ne pas penser aux autres Oubliés. Ceux qui sont sommairement licenciés et accusés d'être un coût humain (comme en 40), ceux qui mangent dans un Mc D****d quelque part à New York, les Oubliés qui sont tous abonnés aux mêmes programmes cablés, qui fréquentent le même oxygène, qui pensent que la misère du monde est trop dure à supporter...

Combien pourriez-vous être à vous rassembler? Le premier pas de l'Homme sur la Lune est au guiness book pour être l'événement télévisé le plus vue en direct, à la télévision. C'était en 1969 et a rassemblé plusieurs centaines de millions d'êtres humains. De quoi êtes-vous capable aujourd'hui? Les citoyens du monde vont payer l'addition pour la crise financière. Vous allez soigner celui qui vous a tiré une balle dans le pied et continuer d'oublier les Oubliés?

"Je fais un rêve"... Moi aussi. Je veux changer le monde.

Vous ne devriez pas sous-estimé la volonté d'un Homme car il n'a suffi que d'une idée et de vous pour conquérir l'Europe et pour faire s'effondrer le système financier et toujours vous pour le reconstruire. Et les Oubliés? Combien pourrais-je en rassembler pour agir, pour eux tous, les Oubliés de l'être humain...

mardi 6 mai 2008

Sainte Trinité

"La démocratie, l'individualisme et la modernité sont de merveilleux concepts pris à part. Mis en commun, il sont un terrible fléau". Je ne sais plus qui a dit cela mais cette réflexion est aussi frappante qu'un proverbe. Ces trois fers de lance de l'occident sont peut-être le déclin que l'on perçoit:"

-C'était mieux avant. Pourquoi?

-Parce qu'avant on ne savait pas. On ignorait comment gouverner les hommes et les femmes. On supposa que la démocratie était le meilleur moyen de gouverner. On offrait la liberté au commun des mortels. Elle ne provenait plus de Dieu mais des Hommes. On crut bon ensuite de rendre libre la moindre bouffée d'air. C'est à ce prix que la modernité apparut.

-Mais les Hommes sont libres!

-A quel prix? Pensant que la liberté de chacun s'arrête là où commence celle d'autrui, on se mit à bousculer autrui sans arrêt pour repousser les limites de sa propre liberté. On ne vit plus pour soi. C'est l'aliénation des autres qui force le caractère libre de sa pensée. La modernité rend accessible cette aliénation en cultivant l'individualisme forcené des masses.

-Mais la modernité force l'esprit pionnier et rend service à l'humanité!

-A tel point que l'on ne peut se passer de rien. En oubliant l'essentiel, on ne s'oblige plus à persuader les gens de futilités. Personne n'a plus la force de supporté la liberté, trop libre que nous sommes. Nous finissons par nous efforcer de rester libre d'être libre. La liberté devient aussi vague que l'exercice du pouvoir après sa possession. Nous nous battons pour la liberté, et pour en faire quoi? Les égouts de nos désirs!

-Mais seul à assouvir notre désir, nous privons de la communauté de nos malheurs.

-Vous privez la communauté de joie qui n'a plus de misères pour évaluer sa joie. La tristesse est devenue un luxe. La démocratie force l'individualisme, prônés par une certaine idée de la modernité qui rend inaccessible la démocratie qui ne peut satisfaire les désirs de chacun, et seul, nous vivons sans rien d'autre que notre modernité qui finit par vomir.

-Est-ce à dire qu'il faut éliminer chacune de ces valeurs?

-Non, une seule suffira pour peu que vous considériez comme valeureux le fruit de votre inespoir. Mais demandez-vous ce qui prévaut le plus :"La Liberté? L'Egalité? La Fraternité?".

dimanche 13 avril 2008

Il y a quelque chose de pourri au royaume d'Europe

"Si on envoie quelqu'un en prison pour vingt ans parce qu'il brûle un bus... Je ne dis pas que c'est la solution mais en Arabie Saoudite on ne brûle aucune voiture!". On se demande souvent pourquoi nous ne serions pas plus répressif dans la justesse de nos lois. Coupez la main d'un voleur à la tirette, ou tuez quelqu'un parce qu'il tue et les choses devraient aller mieux. Oui mais...

Le règne de la sécurité rampe au sol. Recrudescence de vols, de meurtres... Il y a cent ans, les homidicides étaient trois fois plus nombreux et le nombre d'enquêtes résolues inférieures de moitié (source : l'Histoire du XXème Siècle de Bernstein & Milza). On craignait moins une famine ou la maladie. Une guerre éclatait environ tous les 30 ans. Mais pourquoi sommes-nous donc si appeuré?
-Le terrorisme qui tue moins que les chiffres du cancer ou du Sida. Et puis ça vaut le coût quand même : 5 000 GI's tués pour 1 000 000 de civils iraquiens.
-La peur de ne pas pouvoir manger à sa faim : si les roms peuvent manger tous les jours et que vous pensez qu'il y en a de plus en plus dans le métro, il y a bien de quoi manger pour vous.
-Peur de ne pas avoir une belle vie ?

Heureusement nous agissons dans le but de préserver notre sécurité, source d'ignorance. Un sentiment galvanisé par la peur pousse à l'aveuglement. C'est un peu comme quand on vous jette un objet au visage. Vous avez le réflexe de fermer les yeux et de vous reculer. Recette pour maintenir un peuple dans l'ignorance car un enfant idiot est plus docile et avale plus de mensonges qu'un être curieux et cultivé :

-Faîtes peur : terrorisme, délinquance, maladies. Soyez imaginatif et surtout ne rappelez pas que 19 000 enfants meurents de faim chaque jour tandis que 60 000 000 millions de gens respirent et vivent paisiblement. Pas de place ici pour ces niaiseries. Le monde va mal!
-Promettez de l'argent. Coluche a dit :"Les gens manifestent pour avoir du boulot... Donnez leur de l'argent, ça suffira!". C'est tout le principe! Ne parlez pas de culture, d'éducation. Ou réduisez-la à de la variété. Le but étant d'abrutir toute la populace!
-Faîtes-lui croire que c'est pour son bien. Réduisez les libertés individuelles au nom du bien commun. Pour cela, rendez la loi fumeuse et opaque, à l'instar de la finance mondiale et des rapports entre différentes "sphères de pouvoir".
-Enfin, faîtes-vous plaisir : On avilit facilement une population quand elle ne réclame rien d'autres que de l'argent, et qu'elle a peur. Quoique certains manifestaient récemment pour obtenir un droit à une éducation décente et non pour du "pouvoir d'achat". Quand une révolte éclatera pour réclamer de quoi manger (les stocks de matières premières alimentaires sont au plus bas depuis 1970), remerciez-vous car vous aurez donné les moyens de lutter contre une population idiote qui ne comprend rien.

"Le peuple est le fumier sur lequel pousse les hommes politiques."

Et vous, que faîtes-vous pour ne pas sombrer dans l'avilissement béat de la satisfaction stérile de consommer?